Pêche

Cet espace s'intéresse à la pêche, de loisir ou réservées aux professionnels, ces pratiques sont encadrées par une règlementation dont il faut tenir compte. Attention également à la ciguatera, toxine responsable de graves intoxications.

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Selon certaines conditions, il est possible d’exercer une pêche de loisir à Saint-Barthélemy. Avant de partir pêcher dans la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy, vous devez connaître la règlementation spécifique à la Réserve mais aussi celle qui s'applique dans la région Guadeloupe.

Tout d’abord, la pêche est interdite sous toute forme dans les zones de protection renforcée (en rouge sur la carte).

La pêche du Lambi est interdite aux pêcheurs plaisanciers ou à pieds, en tout temps, tout lieu (même en-dehors de la Réserve). Les casiers et filets sont interdits pour les plaisanciers en tout temps, tout lieu.

Vous avez le droit de pêcher à la ligne, du bord ou à partir d'une embarcation, dans les zones de protection simple (en jaune sur la carte), avec les restrictions suivantes :

  • Tout moyen d'ancrage est interdit (ancre, grappin, ancre flottante, corps mort, bouées, bout fixé à une roche)
  • Vous n'avez pas le droit de prendre plus de 3 poissons par personne et par sortie si vous pêchez à la ligne de traîne. Cette limite concerne les espèces suivantes : thazards, thons, daurades coryphènes, colas, espadons, marlins et voiliers.
  • Vous n'avez pas le droit de détenir à bord, ou d'utiliser pour la pêche, d'autres engins que ceux énumérés ci-dessous : les lignes de traîne gréées par l'ensemble d'un maximum de 12 hameçons, une gaffe à poisson ou une foëne, une épuisette.

La chasse sous-marine est interdite dans la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy. C’est un délit.

La pêche des langoustes ou de tout autre crustacé est interdite dans la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy de même que le ramassage de coquillages et coraux, vivants ou morts.

La pêche professionnelle est autorisée pour certaines espèces avec des techniques précises dans la Réserve Naturelle mais réglementée, afin de garantir une ressource durable. 

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La senne est une technique de pêche traditionnelle utilisée pour la pêche des appâts sur un fond de sable. Senner un banc de poissons consiste à encercler les poissons à l'aide d'un filet à mailles fines et d'en évacuer les espèces non désirées et/ou protégées. Un plongeur sort ainsi du filet les raies, tortues etc... Le filet est ensuite laissélà plusieurs jours afin de laisser le poisson grossir puis il est relevé à la main par plusieurs pêcheurs qui se mutualisent pour ce type de pêche. Les coups de senne doivent être déclaré à la Réserve Naturelle (emplacement du filet, poids des prises).

Les coups de senne ont généralement lieu dans les baies de Colombier et Fourchue. Les espèces pêchées sont le coulirou et le balaou.

La pêche à l'épervier est autorisée pour les seuls pêcheurs professionnels en tout temps, tout lieu. Les pêcheurs professionnels peuvent pratiquer cette pêche aux appâts dans la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy, à condition de le déclarer. Afin de garantir une bonne reproduction des espèces, cette pratique n'est autorisée qu'à certaines périodes.

La pêche aux burgos est autorisée uniquement pour les pêcheurs professionnels dans la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy.
Cette pêche en apnée consiste à explorer les rochers afin d'y prélever à la main le burgo, coquillage très prisé pour sa chair. Pour garantir la bonne reproduction de l'espèce, la législation impose des prises d'une taille minimale de 4cm de diamètre. La Réserve de Saint-Barthélemy a mené une étude scientifique poussée en étroite collaboration avec les pêcheurs de Saint-Barthélemy, à la suite de laquelle il a été décidé d'un commun accord de repousser cette taille minimale à 6 cm dans la Réserve.
Cette pêche doit être déclaré. Des contrôles rigoureux et systématiques ont eu lieu pendant l'étude scientifique, qui a duré 3 ans, avec un contrôle de la taille des burgos, et un comptage des individus. Des contrôles aléatoires sont aujourd’hui fréquemment menés au retour des bateaux.

Ciguatera, attention danger !

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La ciguatera est une forme particulière d’intoxication alimentaire par les chairs de poissons, ou ichtyosarcotoxisme (du grec ichtyos : poisson, sarcos : chair, toxicon : toxique).
Cette intoxication entraine des symptômes digestifs et nerveux graves et douloureux. Les nausées, vomissements et diarrhées sont les symptômes digestifs les plus courants.
Les signes nerveux apparaissent en quelques jours voire en quelques heures et ce sont aussi ceux qui peuvent persister le plus longtemps. Ils durent en général quelques jours à quelques semaines, parfois des mois. Ils peuvent toucher l’ensemble du système nerveux.
Les symptômes apparaissent précocement après la consommation, quelquefois dans les minutes qui suivent, le plus souvent entre une et quatre heures. Ce délai dépend de la dose de toxine ingérée (qui dépend aussi de l’espèce et de la taille du poisson), de la susceptibilité individuelle et de l’exposition antérieure aux toxines.
Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes, les personnes entre 20 et 40 ans sont plus sensibles.

Renseignez vous avant d'aller pêcher, demandez conseil auprès des pêcheurs professionnels locaux, à la Réserve Naturelle... Si vous avez un doute, ne mangez pas le poisson, il peut être toxique ! Cette précaution est à l'image de la sélection des champignons en forêt.

Les poissons sont contaminés par une microalgue benthique (Gambierdiscus toxicus) présente dans les récifs coralliens. Comme de nombreuses toxines, la ciguatoxine s'accumule dans les organismes et sa concentration augmente au fur et à mesure que l'on monte les échelons de la chaîne alimentaire. Selon le principe dit de bioaccumulation. Parmi les 400 espèces potentiellement infectées, les grands poissons prédateurs comme le barracuda, la murène, le mérou ou encore les carangues sont les plus susceptibles de provoquer un empoisonnement.