Autres suivis

La Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy suit toutes les espèces en zone de Réserve, et au delà. L'équipe suit de près les populations de poissons et d'oiseaux, les coraux, les herbiers, et organise des suivis géologiques.

En plus des observations réalisées tout au long de l’année, elle organise des suivis scientifiques. Chercheurs spécialisés et étudiants de troisième cycle universitaire étudient la faune ou la flore de Saint-Barthélemy. Ces études donnent lieu à l’écriture d’un rapport, qui présente le protocole d’action, les observations et les conclusions des scientifiques.

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Suivi des oiseaux

Nombre d’oiseaux nichent sur une vingtaine d’îlets entourant Saint Barthélemy. On les trouve aussi sur plus d’une vingtaine de falaises et une saline.
Deux inventaires ont été réalisés par Gilles Leblond (en 2001 et 2008), qui ont aboutit à la publication d’un atlas des oiseaux marins.
Le Groupe d’Intérêt Scientifique pour les Oiseaux Marins (GISOM) a lancé un recensement national des oiseaux marins. Effectué tous les 10 ans, le dernier a inclué pour la première fois les îles du Nord des Antilles et la Guadeloupe.
À ce jour aucun de ces îlets n’a été mis en gestion à la Réserve, mais leur protection a pu être renforcé. Les relevés de Gilles Leblond, lors d’une mission menée par Birdlife, ont permis la mise en place de 4 Zones d’importance pour la conservation des oiseaux (ZICO). Les ZICO de Saint-Barthélemy établissent une continuité avec celles des îles voisines.

Les gardes de la Réserve Naturelle baguent des pailles en queue en collaboration avec l’ornithologue Gilles Leblond du bureau BIOS sur le site de Petit Jean et les falaises de Gouverneur. Ce suivi qui s’inscrit dans un projet de recherche personnel du scientifique permet de mieux appréhender la dynamique de cet oiseau au niveau de la Caraïbe.
Les pélicans font l’objet d’un suivi très régulier. Emblèmes de l’île, ils sont aussi de bons indicateurs du milieu car ils fréquentent l’ensemble de l’île durant leur migration entre leurs zones de repos, leurs sites de reproduction et leur lieu de nutrition. Ils se nourrissent notamment à l'étang de Saint-Jean. 134 individus ont été observés en mai 2010, et une moyenne de 20 fin 2011. Ce sont des signes inquiétants et un milieu à surveiller.

Suivi géologique

Des géologues coordonnés par Vincent Caron de l’université d’Amiens, sont venus à Saint-Barthélemy en mars 2011. Ils étaient 4, de différentes spécialités. Ils se sont intéressés aux îlets Coco et Pain de sucre. Une attention particulière a été portée aux beach rocks et dépôts de squelettes coralliens à Grand Fond. Leur étude permettera d’en savoir plus sur l’histoire de Saint-Barthélemy, sismicité, tsunamis et cyclones. Cette collaboration avec la Réserve Naturelle se répétera régulièrement.

Gestion des espèces invasives

Pour la gestion des espèces invasives, la population s’est naturellement tournée vers la Réserve. Cette activité ne faisait, à la base, pas parti des ces objectifs. Mais ces espèces peuvent avoir un impact non négligeable sur la Réserve. Ainsi la Réserve lutte contre l’iguane commun (Iguana iguana), contre le poisson lion (Pterois volitans) ou encore l’acacia de Saint-Domingue (Dichrostachys cinerea). Une campagne d’arrachage en 2008 a permis de lutter contre sa prolifération sur le Fort Carl.

Suivi de la prolifération des algues

Dès 1999 Claude Bouchon remarque une prolifération d’algues brunes (Dictyota sp. entre autres). Ces algues entrent en compétition avec les coraux, tous les deux convoitant le même sol (substrat). Elles représentent donc une menace pour le récif corallien. En 2004 une stagiaire en troisième cycle (qui travaillait en partenariat avec l’université Antilles-Guyane) a élaboré une cartographie de l’état de santé des récifs coralliens et des herbiers, ainsi qu’une synthèse des sources potentielles de pollution. Cette étude a mis en évidence que la prolifération touchait alors l’ensemble de l’île. Les algues brunes occupent 40% du substrat.

Suivi de la faune et de la flore des îlots

Saint-Barthélemy possède 13 îlots satellites, intéressants par leur éloignement des pressions anthropiques ainsi que d’un point de vue biologique (les espèces y ont peut-être évolué différemment de celles sur Saint Barthélemy). Plusieurs de ces îlots sont déjà englobés dans les zones protégées. 
Dans le but de mieux connaître les interactions entre les espèces et cet habitat, un inventaire de la faune a débuté permettant d’évaluer la présence ou l’absence de mammifères, reptiles, d’oiseaux, amphibiens,.. dont le caractère pourrait être indigène, exotique envahissant, ou rare.
Le Dr. Anne Breuil a étudié le couvert végétal des îlets Fourchue et Frégate en 2011, en vue de la réintroduction d'iguanes des Petites Antilles.

Suivi de la température de l’eau de mer

La Réserve a décidé de suivre la température de l’eau pour compléter les observations de blanchissement du corail. Les coraux de la Caraïbe supportent mal que l’eau soit à plus de 29°C.
De 2002 à 2004 deux sondes étaient installées au Pain de Sucre (une en surface, une à 10m de profondeur). Elles n’ont pas enregistré les températures exceptionnellement hautes de 2005. D’après le Pr. Claude Bouchon l’eau a atteint 32°C à Grand Cul de Sac. Une nouvelle sonde a été placée.
Le suivi de la température des eaux par plusieurs réserves de la Caraibe a montré que les températures moyennes annuelles sont de 27,5°C (avec des extrèmes comprises entre 24,9 et 30).

Vous trouverez la liste des rapports de recherches scientifiques coordonnées par la Réserve Naturelle de Saint-Barthélemy sur cette page. Certains sont en libre accès, d’autres documents sont consultables sur demande, en adressant un mail à l’adresse suivante : managernaturestbarth@gmail.com

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